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Avant
1853...
La
fondation de Cabourg, dont l'origine du nom, germanique
ou scandinave, reste encore discutée, découle de sa situation
géographique, sur la rive gauche de l'estuaire de la Dives, calme
et poissonneuse, navigable sur ses derniers méandres. La
population, durant des siècles, se résume à quelques
familles de pêcheurs, courageux et
rudes, gagnant la mer au rythme des marées et du flot oscillant
de la rivière. Fuyant
le rivage trop venté, ils construisent, dès le milieu du
Moyen Age, de bien modestes cabanes puis des maisons basses aux toits
de chaume aux environs de l'actuelle rue du Commerce.
Le
marais constituant avec ses multiples canaux un obstacle naturel aux déplacements
vers l'ouest, leur souci constant est de pouvoir gagner la rive droite
de la rivière en toute sécurité et, en particulier,
la ville déjà opulente de Dives-au-Sauveur, port de pêche
dégagé, à une lieue de là, entré dans
l'Histoire depuis l'épopée de Guillaume-le-Bâtard
et le départ laborieux, en 1066, de ses vaisseaux pour la conquête
de l'Angleterre, attendant longtemps un vent favorable.
En 1583, on traverse la Dives sur un simple
bac ; moyennant une rente perpétuelle de 60 francs par an, le seigneur
concède aux Cabourgeais le droit de passage sur la rivière.
En 1677, le bac est remplacé par un piètre pont en bois,
sans pilotis, qui assurera tant bien que mal sa fonction, avec d'incessantes
mais coûteuses réparations, jusqu'en 1775 ; cette année
là, un nouveau pont en bois plus solide est édifié
et, en 1869, remplacé enfin par un solide mais étroit pont
en pierre. Le droit de passer sans acquitter aucun péage, supprimé
en 1677, est rétabli
à la Révolution ! Ce n'est
qu'à la création de la ville nouvelle que ce péage
disparaîtra définitivement.
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1853
1860..
En 1853, Cabourg n'est qu'un bien
modeste village de pêcheurs se nourrissant de pain, fait avec
le blé des quelques champs avoisinants gagnés sur
le marais, et surtout le poisson conservé dans des fosses
dites " salines " près du pont.
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C'est alors qu'un homme d'affaires et avocat
parisien, Henri Durand-Morimbau, séduit par la beauté naturelle
du site qu'il contemple depuis la Pointe aux Lapins (actuelle pointe de
Cabourg), décide d'en tirer parti en créant, à la
place des dunes et des quelques herbages qui séparent le "
Vieux " Cabourg de la plage, une station balnéaire, une ville
nouvelle de " Bains de mer ".
Il
constitue une Société Thermale, au capital de 12 millions
de francs par actions au porteur, de 500 francs chacune, qui achète
toutes les dunes riveraines de la mer et, bientôt, sous sa direction
et sous le crayon de Paul Leroux, jeune architecte de Caen, naît
le plan si remarquable et original, en forme d'éventail ou mieux
de théâtre gréco-romain, de " Cabourg-les-Bains
" : des chemins destinés à devenir des avenues (les
escaliers desservant les gradins) sont tracés, convergeant vers
un point central, le Casino (la scène). Derrière le Casino,
le Grand-Hôtel (le mur de scène).
Aussitôt
le nivellement des dunes réalisé, la Société
construit un vaste Casino en bois, dont la "
première pierre " est posée solennellement le 9 mai
1854 par Achille Collin, Chef d'Exploitation de la Société
Thermale, représentant Henri Durand-Morimbau, Directeur Gérant,
et plante des centaines d'arbres le long des avenues encore " virtuelles".
Mais les ressources financières s'épuisent
vite et les travaux n'en sont qu'à leur début. C'est alors
qu'en 1855, deux nouvelles Sociétés sont créées
: la Société des Bains de Mer de Cabourg et la Société
Civile et Immobilière.
Restent deux handicaps pour le développement
de cette nouvelle station de Bains de Mer : l'absence d'hôtel et
un voyage encore bien long de Paris à Cabourg : plus de 4 heures,
en 1860, pour atteindre Lisieux au départ de Saint-Lazare puis
3 heures en " omnibus ", tiré par deux chevaux, via Manerbe
et Annebault où l'on " relaie " avant d'atteindre enfin
Cabourg. Au total, plus de sept heures de voyage
1861 1891...
En 1861, M. Deschange fait construire un
Grand Hôtel, en bordure même du rivage près duquel
jure singulièrement le Casino en bois. En 1867, M. Isouard, nouveau
propriétaire du Grand Hôtel, décide de faire construire
un nouveau Casino, en pierre cette fois, bien distribué, composé
notamment d'une vaste salle entourée de galeries et de balcons,
longue de 30 mètres, large de 12, haute de 12 également,
pouvant contenir 2.500 personnes pour des spectacles, concerts, bals,
réunions
Pendant les vingt-cinq années qui
suivent, Cabourg se développe
régulièrement ; cachées dans de véritables
nids de verdure, à l'ombre des avenues, des villas coquettes et
confortables se construisent ; les dunes qui longent la mer se garnissent
de chalets et de villas.
Dans les années 1860 à 1890,
les moyens de communication par
fer vont fortement s'améliorer avec la construction :
- de la ligne Paris - Lisieux en 1855, prolongée jusqu'à
Trouville en 1863 puis jusqu'à Dives - Cabourg en
1884 ;
- de la voie Mézidon - Dives inaugurée en 1878 ;
- et du tramway Decauville (train à
voie étroite de 0,60 mètre), fonctionnel
en 1893, qui relie entre elles, vers l'ouest,
les plages du Home, de Franceville-Plage, de Sallenelles et permet, en
changeant à Bénouville, de gagner Caen (Courtonne - Saint
Pierre) par un trajet pittoresque sur la berge ouest du canal.
En 1883 est construit, à l'emplacement
de l'insalubre Mare Saint-Michel, un imposant mais élégant
édifice qui regroupe la Mairie, l'Ecole des garçons en entrant
à droite et le bien modeste et inconfortable bureau des Postes
et Télégraphes à gauche, remplacé après
la première Guerre par un vaste Bureau, situé juste en face.
En 1887, une digue-promenade est construite
par un Syndicat de propriétaires, inquiets
de l'érosion incessante et menaçante de la mer, digue longue
bientôt de 1.800 mètres. En 1912, la Ville acceptera d'en
reprendre les charges d'entretien.
1892 1918...
En 1892, Charles Bertrand devient propriétaire
des Grands Etablissements de Cabourg, membre du
Conseil Municipal en 1894 puis Maire en 1896. Il complète ces
équipements par la création du Garden-Tennis, près
de l'Eglise, puis du Golf, près de l'Hippodrome de Cabourg (ce
dernier alors situé au Home). A ville se structure. Ch. Bertrand
reconstruit le Grand Hôtel actuel inauguré
le 7 juillet 1907, puis le Casino,
en 1909, dont les architectes sont Mauclerc et
Viraut, architectes qui contribueront, surtout le premier, à la
réalisation de nombreuses villas superbes et cossues, notamment
autour des Jardins du Casino, entre 1880 et 1914, achetées par
de riches propriétaires trouvant en la " Reine des Plages
" l'air iodé, sain et vivi- fiant " dont les pouvoirs
bienfaisants sont déjà fort recherchés et qui permettront
le classement de Cabourg en " Station climatique
". Chaque été, des troupes d'opérette et d'opéra-comique,
composées d'artistes des meilleures scènes parisiennes,
des cirques viennent se produire devant des parterres de touristes en
villégiature.
C'est d'ailleurs pour soigner son asthme
chronique que l'un des plus illustres visiteurs de Cabourg, Marcel Proust,
séjournera chaque été, de 1907 à 1914, au
Grand Hôtel " où il se sent bien ". Observateur
attentif, il guette dans ce palace la vie tourmentée de la haute
bourgeoisie et de l'aristocratie qu'il décrira dans des pages inoubliables
et fascinantes de A la recherche du temps perdu, notamment dans son second
tome, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, où Cabourg se retrouve
pour l'essentiel sous le nom de Balbec.
La Grande Guerre éclate au cur
de l'été 1914, moment où la Reine des Plages vit,
insouciante, au rythme des fêtes et des spectacles. Mais, même
éloignée du front, la transformation du Grand Hôtel
en " Hôpital dépôt de convalescents " va
bien vite, et cruellement, rappeler aux habitants la dure réalité
du conflit.
1919 1926...
Puis vient l'entre deux guerres, période
étirée entre le souvenir (inauguration du Monument aux Morts
pour la Patrie le 17 juillet 1921, noms de rues ou d'avenues données
en souvenir des héros) et les années folles. Les spectacles
se multiplient, la mode se transforme, le sport se développe. Le
Normandy Hôtel, l'Office de Tourisme, petit édifice romantique
et son banc (sur son flanc nord) remarquable, sont construits ; la salle
du restaurant du Grand Hôtel, l' "Aquarium " de Proust,
s'élargit sur la terrasse nord
Cabourg retrouve
son attrait touristique et connaît de grands
rendez-vous, par exemple au Golf ou au Tennis. Ainsi, en 1926, le Court
Central du Garden, l'un des premiers construit en béton en France,
accueille la finale de la Zone Européenne de la Coupe Davis (24
au 26 juillet). Les célèbres et sympathiques Quatre Mousquetaires
viennent fouler la terre battue du Garden dans un hémicycle de
gradins du meilleur goût : Henri Cochet, Jacques Brugnon, René
Lacoste et Jean Borotra l'emportent facilement sur les anglais C. Crole
Rees, J.C Gregory, C.H. Kingsley et le géant O.G. Turnbull. En
1929 le nouvel Hippodrome du " Vieux Cabourg " est inauguré.
Cabourg abrite des hôtes illustres
: Raymond Poincaré, ancien Président de la République
(villa " Green Cottage ") ; Louis Renault, le célèbre
constructeur d'automobiles (" Sweet Home ") ; Jacques de Lacretelle,
de l'Académie Française ; Charles Levadé,
compositeur
Les hôtels
se multiplient, les fêtes sont légion.
1927 1939...
Le décès
brutal de Charles Bertrand (30 janvier 1927),
maire de Cabourg pendant 31 ans, va entraîner une période
de dissensions municipales et de divisions ; la grande crise économique
génère une période de stagnation touristique malgré
les congés payés de 1936, qui popularisent
les bains de mer. On se demande même, en
1937, si l'on ne doit pas fermer définitivement le Grand -
Hôtel ! Seule la Fête de Fleurs connaît encore le succès.
1940 1946...
Survient la Seconde Guerre Mondiale. La
" drôle de guerre " entraîne un arrêt brutal
de toute activité touristique. Les préoccupations sont ailleurs.
Le Havre est bombardé, notamment ses " docks " et les
réfugiés sont logés dans les grandes villas d'estivants
réquisitionnées. Le pont de Cabourg échappe de peu
aux nombreuses bombes allemandes. La défaite consommée,
les vainqueurs arrivent : les premiers " occupants " seront
deux officiers allemands aperçus à la terrasse du Central
; la Mairie est contrainte de réquisitionner des voitures de cabourgeais,
en particulier les fameuses tractions avant
Le Grand Hôtel
et le Casino sont occupés à leur tour ainsi que d'autres
grandes villas en bord de mer ; la Kommandantur s'installe d'abord avenue
de la Mer puis avenue de Bavent ; Cabourg est considérée
comme une ville de repos et de détente pour les allemands des environs,
avec " 3 maisons de joie " dont l'une, des Officiers, avenue
Berteaux Levillain, deviendra, à la Libération, l'école
libre de filles !!! Un but de football est aménagé devant
le Normandy Home. L'accès à la plage reste libre et les
déplacements autorisés. Mais à partir de 1943, l'ambiance
change, les méthodes de l'occupant aussi : l'entreprise Todt construit
des blockhaus (sur la Digue, sur le château est du Grand Hôtel)
et aménage un dense réseau " d'asperges de Rommel "
et de croisillons anti-chars sur la plage ; la digue reste accessible
en certains endroits mais tous les hôtels sont occupés. L'activité
commerciale se résume aux seules préoccupations alimentaires
mais les rations sont maigres, régulées par des tickets
bien restrictifs : par exemple, le J3 accorde 350 grammes de pain par
jour pour un jeune. Les cabourgeais s'inventent cultivateurs : les jardins
se multiplient (même le champ de course !!!), les élevages
de poules et lapins aussi, le marché noir s'organise, en particulier
avec la campagne ; les pommes de terre deviennent la base de l'alimentation
; les écoles distribuent des vitamines et organisent des sorties
pour apprendre aux enfants à cultiver la terre et aussi à
" attraper " les doryphores à la main... La Kommandantur
se met à sévir : des arrestations sont opérées
notamment de juifs et d'étrangers. Des cabourgeais partent avec
le STO. En 1943, l'écoute illicite de la patriotique émission
" Les français parlent aux français ", la voix
de Londres, se répand et on commence à sentir qu'un événement
majeur, le débarquement des Alliés, se prépare. Mais
où ? Par précaution, les allemands ouvrent les vannes de
la Divette : le marais est inondé avec
invasion de moustiques
dans les maisons cabourgeaises. La résistance s'organise peu à
peu : les actions de sabotage se multiplient. Des cabourgeais adultes
sont réquisitionnés pour surveiller les lignes téléphoniques.
La défense passive, organisme civil, s'installe avenue de la Mer
: sa mission est d'intervenir en cas de bombardements et de s'assurer
de l'absence de lumières le soir ou la nuit. Les raids aériens
se font plus nombreux, plus bruyants, plus proches. Le 5 juin 1944 au
soir, vers 23 heures, la sirène d'alerte mugit pour la dernière
fois : elle ne sonnera jamais la fin de l'alerte
La population restante
(beaucoup avaient déjà fui vers l'intérieur) entend
des ronflements quasi continus. Mais les Jardins du Casino sont minés,
la Promenade des Anglais aussi. Il est strictement interdit d'atteindre
la digue ainsi que toutes les rues situées au nord de l'axe formé
par les avenues Clémenceau à l'ouest et Albert 1er à
l'est. Des habitants montent dans le haut de la Villa Chantereine pour
apercevoir l'armada. Des obus passent au dessus de Cabourg, tirés
des bunkers de Sarlabot et des Vaches Noires. La population est évacuée
jusqu'en Mayenne et Orne. Mais la garnison de Cabourg reste peu combative.
Le 21 août, les Belges de la Brigade
Piron libèrent un Cabourg déserté. Les réfugiés
reviennent courant septembre. Cabourg ne présente que quelques
destructions : surtout l'intérieur des grandes villas transformées
en bunkers mais dont l'aspect extérieur n'a pas été
modifié ; des canons installés dans la Salle de restaurant
du Grand Hôtel sont pointés vers le large
Après
la victoire, les prisonniers allemands reviennent aussi, mais pour déminer
la plage et la digue.
1947 1970...
En 1947, André Thiers, Maître
de Requêtes au Conseil d'Etat, est élu Maire ; il sera réélu
jusqu'en 1965. La France, la Normandie en particulier, se consacrent à
la reconstruction. Beaucoup de caennais habitent dans les villas cabourgeaises
de nouveau réquisitionnées ; certains y resteront. L'équipe
Thiers construit le château d'eau avec l'aide des services de la
reconstruction. Surtout la Ville achète le
Grand-Hôtel actuel d'une part (l'aile est, ou " ancienne
partie du Grand - Hôtel " étant déjà,
depuis mai 1951, vendue en copropriété - première
transformation de ce type à Cabourg, mais pas la dernière
; le Normandy-Home suivra juste après), le
Casino et le Golf du Home d'autre part aux héritiers Bertrand.
La vie
reprend doucement...
C'est
alors qu'André Thiers appelle, en 1956, Bruno Coquatrix, Directeur
de l'Olympia, le célèbre music- hall parisien, à
la direction du Casino ; le succès est immédiat ; les vedettes
défilent (Edith Piaf, Les Frères Jacques, Jean Richard,
Gilbert Bécaud
). Europe 1 et Moustache assurent une saison
1957 exceptionnelle. Mais bien vite le couple Thiers - Coquatrix se déchire.
Cabourg somnole de nouveau. On parle même de modifier l'enseigne
du " Casino ".
En juillet 1964, Cabourg connaît une
éphémère notoriété nationale et internationale
pour un fait divers vestimentaire : une jeune femme se promène
quelque temps en monokini sur la digue !!! C'est la première fois
en France
Ce ne sera pas la dernière
Mais la plupart
des cabourgeais n'ont rien vu !!!
Arrive en 1965 la Société Merlin qui rachète les
hôtels en difficulté et les transforme en copropriétés,
en commençant par l'Hôtel du Casino.
Marie-Paul Manalt, Président des
Hôteliers, propriétaire de l'Hôtel du Chat Botté,
est élu Maire en 1965. Il consacre ses efforts au logement social
: les H.L.M. de l'avenue Pasteur sont construits, permettant de reloger
les habitants de la " Cité des pêcheurs ". Réseaux
d'adduction d'eau et d'eaux usées et éclairage public sont
des priorités.
1971 1989...
En mars 1971, Bruno Coquatrix remporte aisément
les élections municipales et devient Maire. Son premier objectif
est la rénovation complète et l'ouverture à l'année
du Grand Hôtel (qui ouvrait seulement du 14 juillet au 30 août
!!!). Les travaux sont rapidement menés, partiellement subventionnés
par le Conseil Général, le reste par un emprunt. La gestion
de l'Hôtel en régie municipale directe est décidée.
Le Casino est confié à l'équipe du Palace de Paris
(dirigée par Roland Hubert de Clausade), avec également
l'obligation d'ouvrir à l'année. Puis Bruno Coquatrix élabore
l'un des premiers Plans d'Occupation des Sols (P.O.S.) de Normandie, dégageant
des zones à urbanisation collective aux coefficients d'occupation
des sols (C.O.S.) attractifs. La France connaît alors la prospérité
économique ; les loisirs se développent ; les résidences
secondaires aussi dont le besoin est potentialisé par la fermeture
récente d'hôtels anciens (Coq Hardi, Deux Mondes, Casino,
Cabourg-Hôtel, Grand-Balcon, Cour Normande, Ducs de Normandie
)
et l'envie de neuf des clients. Divers programmes immobiliers se concrétisent,
réalisés par des promoteurs comme Mrs Bourlaut, Ribourel,
Merlin, Le Sidaner
Les Clochetons, Miramar, Le Galion, Le Port,
La Bizontine, Bel Cabourg, Cap Cabourg, Cabourg 2000, Plein Sud, Le Sporting,
Saint-Michel, Prince Albert, Les Caravelles
sortent des sables ou
des marais en quelques années. Le Maire obtient des Pouvoirs Publics
la réalisation d'une rocade autour de Cabourg avec bretelle d'accès
direct à l'autoroute A 13, passant en pont au dessus de la Dives,
améliorant ainsi l'accès à la station. Un Collège
neuf est ouvert avenue de la Divette près duquel un Gymnase est
construit. Parmi d'autres réalisations, citons la création
de la Maison des Cités Unies servant aux réunions des Villes
Jumelées, du prix littéraire Marcel Proust
De
plus la Ville achète nombre de terrains, certains d'intérêt
général mais privés comme le Garden Tennis, d'autres
destinés à des réserves foncières (avenue
de la Divette, avenue de l'Hippodrome
). La digue, devenue
Promenade Marcel Proust, est prolongée
à l'ouest et à l'est. Bruno Coquatrix est réélu
en mars 1977 et poursuit sa politique dynamique de développement
mais décède le 1er avril 1979.
Michel Moles, son premier Adjoint, lui succède
et poursuit l'uvre entamée après avoir été
réélu en 1981 : la Piscine, l'Ecole Primaire Jean Guillou
sont construits, l'avenue de la Mer restructurée, le Gymnase agrandi
; des lotissements se réalisent : les Sylvestres, les Cabourgeaises,
Front de Mer, Z.A.C. de l'Aquilon... ; la Pointe de Cabourg est aménagée
Mais nous voici déjà en 1989
Or l'histoire nécessite du temps pour être analysée,
surtout dans des contextes passionnels. Il nous paraît donc sage
d'attendre quelques années encore avant de poursuivre la rédaction
de cette passionnante épopée
Au
total, Cabourg, par sa situation géographique, ses atouts architecturaux,
ses infrastructures, son cadre de vie, son histoire aura connu le développement
espéré par H. Durand Morimbau, qui avait fait sceller sous
la première pierre du Casino de 1854 un " écrit "
lu aux habitants incluant cette phrase: " En posant cette pierre
sur les dunes actuellement désertes de Cabourg, je ne pense pas
seulement poser la première pierre d'une grande Exploitation, mais
en voyant devant moi, d'un côté, la plus belle plage qui
soit en France, et de l'autre cette magnifique vallée d'Auge, l'une
des plus riches du Calvados et de la Normandie, je proclame hautement
et avec orgueil cette conviction qui m'anime que je scelle la première
pierre d'une Cité nouvelle qui reliera bientôt Cabourg à
Dives, et deviendra l'une des villes les plus florissantes du Département.
"
C'était
la première page de la Ville moderne ; nous n'en sommes encore,
aujourd'hui, qu'au début du Grand Livre de Cabourg
©2002
Dr. Jean-Paul Henriet. Tous droits réservés.
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